Une série de villes coloniales se trouvent sur une route
orientée au nord-ouest depuis Mexico,
qui a reçu le nom de Voie de l'Indépendance. Ces
villes jouèrent un rôle particulièrement important
dans les batailles pour l'indépendance entre 1810 et 1821
(Dolorès Hidalgo
et Querétaro, par exemple),
et elles ont vu naître des combattants illustres du mouvement
d'indépendance (comme San
Miguel de Allende). Enfin, on compte parmi elles toutes celles
dont le centre - voire la totalité de la ville - est particulièrement
bien conservé ou restauré, et qui bénéficient
d'une mesure de sauvegarde des monuments historiques. Il faut
parcourir environ 700 km pour faire le tour des villes les plus
remarquables, ce qui vous conduira à admirer un
grand nombre de merveilles coloniales de ce magnifique
pays. Le transport terrestre le mieux adapté est le bus,
réseau très bien organisé, confortable et
économique.
La
sierra du centre de la République mexicaine s'enfonce dans
le Michoacán. Les massifs
montagneux se succèdent jusqu'à la vallée
de Guayangareo. C'est Fray Juan de San Miguel qui explora le premier
cette vallée.
Passant par le village de Charo, capitale des Matlatzingas, il
en convertit le chef au christianisme après lui avoir donné
son nom. Puis il érigea une petite chapelle dans une localité
que les Matlatzingas nommaient Panziyequi. C'est là que
le 18 mai 1541, sur autorisation de Sa Majesté la reine,
le viceroi Antonio de Mendoza fonda la ville de Valladolid, sur
le modèle de sa patronne d'Espagne. Le 16 septembre 1828,
Valladolid devenait Morelia.
La vallée de Guayangareo s'est formée à la
suite de l'éruption du volcan du Quinceo, mais auparavant
il existait déjà des peuplades sédentaires
qui se livraient à l'agriculture, ainsi que le prouve un
morceau de lave volcanique découvert dans l'Hacienda
de la Magdalena et où sont incrustés des épis
de maïs carbonisés. En 1943, Dionisio Pulido eut la
surprise de voir son champ se fendiller et des jets de fumée
sortir de la terre : un volcan naissait. Son cratère s'élève
maintenant à plus de 500 mètres; il a pris le nom
de l'infortunée bourgade qui a dû lui céder
la place : Paricutin.
Quand on vient de Mexico, on traverse
de paysages magnifiques : cascades, plateaux, vallées,
montagnes boisées…. Arrêtez vous au Mirador
des Mil Cumbres pour jouir d’une splendide vue
sur les Chaînes de la Sierra Madré Occidentale.
L’état est réputé pour ses
papillons monarques venues du Grand Nord d’octobre
à mars de chaque année pour se protéger de
l’hiver et pondre, et également pour son
artisanat
et sa gastronomie. 3 villages de cet état font partie du
programme Pueblos
Mágicos.
Photo de droite :
danse des petits vieux(Michoacán,
Mexique)
L’état du Michoacán
couvre une surface de 59,864 km2 et se trouve dans la partie centre-ouest
du Mexique.
Il est entouré des états de Colima,
Jalisco, Guanajuato,
Querétaro, México
et Guerrero.
C'est l'état qui compte le plus de sources d’eau
avec le lac de Pátzcuaro,
le lac de Zirahuén, le lac de Camécuaro, la lagune
de Cuitzeo et une partie de la lagune
de Chapala située à l’extrémité-est
de l’Etat de Jalisco.
Par sa topographie et son climat, c’est un état riche
en agriculture notamment en production de céréales,
fruits et légumes. Ses eaux thermales et ses stations balnéaires
sont très prisées comme Los Azufres, San José
Purúa, Araró, Zinapécuaro, Cointzio y Huandacareo.
Caractéristiques de la population :
L'état
du Michoacán abrite
une grande majorité de population métisse; néanmoins,
trois ethnies ont leurs racines dans cet état : les
náhuatls, les otomíes et les purépechas (ou
tarasques). Ces derniers très proches des racines préhispaniques
se détachent par leurs valeurs culturelles, leurs attributs
artistiques et leur créativité en matière
artisanale.
Les indigènes du Michoacán
représentent 7,2% des habitants de l’état
et le 3% des indigènes du Mexique ce qui
le place, derrière Oaxaca,
18%, Veracruz ,13% et le Chiapas
qui arrive à 12%.
Photo de gauche : papillon monarque(Michoacán, Mexique)
Les purépechas habitent en grande partie sur les plateaux
et la rive du lac de Pátzcuaro
et en moindre proportion dans « la Cañada de los
Once Pueblos y en la Ciénega de Zacapu ». Ces 4 zones
comprennent 17 municipalités: Uruapán,
Paracho, Cherán,
Nahuatzen, Charapan, Ziracuaretiro, Tingambato, Nuevo Parangaricutiro,
Pátzcuaro,
Chilchota, Quiroga, Zacapu, Los Reyes, Tingüindín,
Tangamandapio, Tangancícuaro y Tancítaro.
La forte concentration des náhuatls se trouve dans la municipalité
d'Aquila, sur la côte de l'état, tandis que les otomíes
se trouvent à l’est, en particulier dans la municipalité
de Zitácuaro.
Histoire de l’état :(anglais)
Danza
de Viejitos
- Jarácuaro, Michoacán - Compañía
Kaambal.
La danse des petits vieux (viejitos) considérée
comme très populaire au
Mexique qui se danse masquée dans l’Etat du Michoacán.
Artisanat
Poterie, vannerie, vaisselles à usage quotidien en terre
cuite pour haute et basse température, écrin à
bijoux, plateaux laqués et vernis, forge, sculptures et pièces
d'architecture en pierre de carrière, nappes effilées
et faites au crochet ainsi que des chemisiers brodés des
figurines de canne de maïs, les tissages de couvertures, les
meubles en bois décorés avec grand coloris, le travail
du cuir, textiles brodés avec des motifs préhispaniques,
vaisselle et objets en fibres végétales. Tricots, rebozos huanengos (châles) et
des ceintures.
Achetez à l'extérieur des villes telles que Morelia
ou Uruapán pour les tarifs.
Toutefois, le marché artisanal à Uruapán qui commence le week-end des rameaux pour une dizaine de jours propose
de l'artisanat à des tarifs négociables et intéressants.
Il est le plus grand rassemblement d'artisans d'Amérique
Latine (1000 artisans).
Photo de gauche : préparation
au défilé du samedi des Rameaux à Uruapán
(Michoacán, Mexique)
Gastronomie
Variété
de gelées de fruits naturels, confiture à la noix
de coco, chocolat, capirotada (pain trempé en mélasse
de canne à sucre avec des cacahuètes et du fromage,
se mange comme dessert).
Les carnitas sont des fritures de
porc au saindoux avec tortillas de
mais et du guacamole.
Goûtez aussi la sopa
tarasca, peut être la meilleure soupe aux tortillas,
en tous cas l’original et les uchepos,
succulents tamales
à base de mais frais et non séché.
avons beaucoup aimé la soupe tarasque.
A Pátzcuaro,
essayez le pescado blanco, poisson
blanc trempé dans l’œuf et frit à l’huile
d’olive avec de l’ail et les charales en apéritif,
petits poissons frits, également en soupe.
A Morelia la
spécialité est l’enchilada
de plaza, au fromage avec pommes de terre, carotte, oignons,
piments accompagnés de poulet bouilli.
Photo de
droite : bientôt dans la casserole !
La cuisine traditionnelle mexicaine - culture communautaire, vivante et ancestrale, le paradigme de Michoacán
Inscrit en 2010 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
La cuisine traditionnelle mexicaine est un modèle culturel complet qui rassemble des pratiques agricoles, rituelles, des talents de longue date, des techniques culinaires et des coutumes et manières communautaires ancestrales. Cela est rendu possible grâce à la participation collective dans la chaîne alimentaire traditionnelle tout entière : de la plantation et la récolte à la cuisson et à la dégustation. La base du système est fondée sur le maïs, les haricots et le piment chili ; les méthodes agricoles uniques comme la milpa (champ de maïs et autres cultures par rotation sur brûlis) et la chinampa (îlot de culture artificiel dans une zone lacustre) ; les procédés de cuisson, comme la nixtamalisation (décorticage du maïs à l’eau de chaux qui augmente sa valeur nutritive) ; et les ustensiles particuliers comme la pierre meulière et le mortier en pierre. Des ingrédients autochtones, parmi lesquels figurent des variétés de tomates, de courges, d’avocats, de cacao et de vanille, s’ajoutent aux produits alimentaires de base. La cuisine mexicaine est élaborée et chargée de symboles, avec les tortillas et les tamales quotidiens, tous deux à base de maïs, qui font partie intégrante des offrandes du Jour des Morts. Des collectifs de cuisinières et d’autres praticiens consacrés au développement des cultures et de la cuisine traditionnelle sont constitués dans l’État du Michoacán et dans tout le Mexique. Leurs savoirs et techniques sont l’expression de l’identité communautaire, renforcent les liens sociaux et consolident les identités nationale, régionale et locale. Ces efforts accomplis dans le Michoacán soulignent également l’importance de la cuisine traditionnelle comme moyen de développement durable.
Extrait du site de l'Unesco; voir leur site pour le diaporama et la vidéo.
Villages
magiques
Ce programme de développement touristique au Mexique
a pour objectif la mise en valeur du patrimoine mexicain que ce
soit le folklore, la gastronomie, la musique, les danses, l'artisanat,
l'aventure et le sport extrême, le quotidien de la vie rurale,
l'architecture et l'environnement urbain. C'est une stratégie
de développement en dehors des circuits touristiques traditionnels.
Ces villes ou villages sont situés dans des régions
proches des sites touristiques ayant des accès routiers faciles
et présentant une valeur ou une signification historique
et/ ou religieuse. Bien évidemment le gouvernement local
et ses habitants ont adhéré à ce programme
d'accueil. Dans l'état du Michoacán,
3 villages font partie de ce programme :
Tlapujahua
fut fondée au XVIème siècle par l'évêque
Antonio de Morales, successeur de Don Vasco de Quiroga et berceau
d'Ignacio López Rayón, célèbre insurgé.
Son nom vient du náhuatl, qui veut dire : "dans les
terres spongieuses ou molles".
Artisanat : poterie,
verre soufflé, textiles, lampadaires artistiques, objets
fabriqués avec des pailles, et les célèbres
sphères décoratives pour Noël qui s'exportent
aux États Unis, en Angleterre, en Roumanie et au Japon entre
autres.
Visites conseillées :
Paroisse de Saint-Pierre et Saint-Paul du XVIIIème siècle
Ex-couvent de Saint-François du XVIème siècle
Musée des frères Rayon
Paroisse de Notre Dame del Carmen
Belles photos avec musique et chants en langue p'urhépecha du Groupe Conquistador (Andapiti) de Ocumicho Mich La Pirekua, chant traditionnel des P'urhépechas.
Le Festival Cumbre Tajín a mis en valeur en 2011 la première célébration au Mexique des manifestations reconnues par l'Unesco comme le Patrimoine immatériel de l'Humanité :